René GALASSI

Dans son atelier du Vieux Nice on entre dans l’univers de Réné Galassi, 49 ans, l’un des rares graveurs niçois. Sa presse trône au centre de la pièce comme une statue en majesté. On remarque rapidement de grandes toiles énigmatiques, des socles servant de support à des totems qui vont du plus grand au plus petit, univers monochrome ou presque.

Après son baccalauréat de Technicien René, passionné de photographie, partira en Inde, pays de tous les contrastes et de la couleur. Il ramènera des émotions qu’il retrouvera dans les ruelles serpentines et effervescentes du Vieux Nice.

Dans les années 8o, il fait la rencontre d’artistes peintres niçois regroupés pour lutter contre le fléau qui affecte la société de l’époque : le SIDA. Fasciné par le graphisme depuis sa plus tendre enfance ces rencontres seront décisives pour lui : il choisira de s’investir totalement dans les arts visuels.

Dans un premier temps ayant fait la connaissance d’un artiste-peintre de St Paul,  Henri Baviera, il travaillera pour ce dernier dans son atelier de Nice où il tirera des gravures pour des artistes renommés tels Arman, Tobiasse,  Cottavoz, Hélénon,  …

Baviera est un artiste extrêmement rigoureux. C’est là que René apprendra la rigueur du travail bien fait.

Après la fermeture de l’atelier d’estampes de Baviera,  il décide de s’installer dans son propre atelier dans la vieille ville de Nice où il a grandi, les ruelles n’ayant aucun secret pour lui. Il expérimentera en autodidacte toutes les techniques liées à la gravure. Cela lui vaudra plusieurs prix d’excellence.

Toujours à la recherche d’une expression nouvelle il va s’essayer à la création de toiles et de sculptures. Fasciné par les arts premiers il est à la recherche de la trace primale qu’il ressent au fond de lui et qu’il veut imprimer sur ses estampes, sur ses toiles, sur ses socles…

Il n’hésite pas à partir dans le désert pour imprégner son être tout entier de la sensation vierge de l’origine du monde. La terre, les cordes, les surfaces de couleurs souvent monochromes, les feuilles d’or se veulent la représentation de l’espace primordial, initial dans lequel notre esprit voyage comme un pèlerinage aux sources.

MISTOPHORIE, Nice, le 17 mars 2013

Site de l'artiste : renegalassi.com

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Commentaires

15.04 | 22:35

Revue toujours au top; nombre d'auteurs croissant; chaque numéro amène de nouveaux talents, de nouvelles trouvailles et...quelques belles illustrations!

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15.04 | 17:48

Les poètes, on le lit bien, sont bien au courant des instants de lumière qui parfois flirtent avec l'ombre; il en va ainsi de toute la vie...

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13.04 | 15:38

Merci Monique, ce sont les danseurs en cours d'études professionnelles au Centre de formation en danse Off Jazz, qui ont donné leur passion et talent au public

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10.03 | 10:33

c'est beau, c'est très beau. Oh que j'aime cette aspiration à la lumière !

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